Focales 2015 démontre une nouvelle fois sa notoriété

L'édition des Focales en Vercors 2015 est finie, et nul doute que ce fut un grand cru. Tous les ingrédients étaient réunis, avec le parrainage de Hans Silvester. Cette édition a démontré une fois de plus sa notoriété, par l'augmentation de la qualité de ses choix artistiques, et par l'efficacité et la convivialité de toute l'équipe.

2015 . Mouvement

Le parrain des rencontres photographiques 2015
Hans Silvester

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Les Maisons des Benchs en Éthiopie

À 600 km au sud d’Addis-Abeba vivent les Benchs, une ethnie importante de paysans. Leur territoire est très montagneux et varie entre 1 600 et 3 000 mètres d’altitude. Ils vivent dans des huttes construites avec du bois et de la terre mélangés avec de la bouse de vache, le toit est recouvert d’herbe. Un certain nombre de ces maisons sont peintes à l’extérieur et à l’intérieur avec des couleurs naturelles qu’ils trouvent dans les environs. La construction et les réparations se font avec l’aide des voisins. Il y a très peu de villages, ils vivent plutôt dans des maisons isolées ou en petit hameau. L’intérieur de ces huttes est très simple et se partage en 2 parties ; une moitié pour la famille et l’autre pour les animaux domestiques (vaches, moutons, chèvres, poules).


Pére et fils Hanz_silvesterHans Silvester

♦ Médaille de Bronze à la Foire du Livre de Leipzig (1975)
♦ Aigle d’Or de la Foire du livre de Nice (1976)
♦ Prix du plus beau livre photo de l’année LES PEUPLES DE L’OMO (2006)
♦ L’eau – Editions de La Martinière (1992)
♦ L’eau, entre ciel et terre – Editions de La Martinière (2000)

La vocation a saisi Hans Silvester dès l’enfance. Né en 1938 en Allemagne, il fait ses gammes à quatorze ans dans l’atelier d’un photographe et obtient son diplôme trois ans plus tard. Il prend la route à travers l’Europe. En 1960, Camargue est publié avec un texte de Jean Giono.
La Provence devient son port d’attache, il s’y installe en 1962.

Les voyages se succèdent, reportages au long cours, patience et passion : à travers ses publications dans la presse, ses dizaines d’expositions et une cinquantaine de livres, Hans Silvester, membre de l’agence Rapho depuis 1965, s’affirme comme un ardent défenseur de l’écologie Calavon “la rivière assassinée”, un photographe animalier hors pair “Les Chats du soleil” ou un témoin capital de traditions vouées à disparaitre “Les Peuples de l’Omo”.

La nature est sa seconde nature. On peut voir en lui le premier militant écologiste à s’être emparé de l’outil photographique comme d’une arme de persuasion. Son œuvre est également une approche sociologique et patrimoniale qu’il chronique pendant trente ans, l’évolution des habitants d’un village basque ou saisisse les derniers rites des peuples primitifs en Ethiopie.
Amoureux de la Terre, il l’est aussi des êtres qui la peuplent, y compris des animaux. Ses photos de chevaux ou de chats (un immense succès en librairie) en témoignent.

Son œuvre est un tout qui nous dit la beauté du monde et témoigne d’une grande indépendance.
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Les photographes invités :
Henri KARTMANNPhilippe MARTINMarie MEULIENMylène ZIZZOVanessa ANDRIEUXHubert TAILLARDLettres de femmes Charles KIEVITCH : Hommage



Henri Kartmann

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Effet de serre

Curieuse obsession… Depuis de nombreuses années, je photographie plusieurs fois par an une vieille serre agricole perdue au milieu d’une zone désertique de l’Andalousie. Comme un microcosme à l’image du monde, les armatures de fil de fer y deviennent de plus en plus visibles, les plastiques protecteurs se déchirent de toute part, mais au travers, on voit le ciel bleu…


Photographe et plasticien, Henri Kartmann vit en haute Provence. Son travail cherche des signes dans les nouveaux paysages et les limites de l’espace “naturel”.
Ses images environnementales cherchent à aller au-delà de la description, presque au niveau de la matière.
Depuis sa première exposition en 1969, il cherche dans des clichés incontestablement concrets une forme d’abstraction personnelle et créative.
Il expose en France et à l’étranger (Espagne, USA, Russie, Cuba). Ses images ont été sélectionnées par plusieurs revues photographiques telles que Réponses-Photo, Chasseurs d’images.

Il a publié en 2005
“Effet de serres ou l’esthétique des restes”.
Lauréat de “Ultimate Eye Foundation” de San Francisco, cette série a fait l’objet en 2005 d’une exposition au “Peninsula Museum of Art” de San Francisco puis au Gelabert Studio gallery de New-York ainsi qu’à la “Galeriazero” à Barcelone.

Il a été sélectionné en mai 2008 au FIIE (Festival international de l’image environnementale) à Paris et projeté lors des RIP d’Arles. De même en 2009. En 2010 il y obtient le prix de la découverte. En mars 2012, il expose à l’occasion du Forum Mondial de l’eau à Marseille.

Il Expose à Cuba en Avril 2013.
Il Expose à Montélimar avec Hans Silvester en novembre 2013.
Il est l’un des organisateurs des ”Nuits photographiques de Pierrevert”.
Présent aux FOCALES 2012 avec Alain Gualina


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Philippe Martin

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Phillippe Martin révolutionne l’image naturaliste

Philippe Martin photographie un monde minuscule. Cet écologue, illustrateur et photographe naturaliste prend en rafale des séries de clichés flous d’insectes et réussit à en faire, grâce à un procédé technique, des images d’une réalité saisissante. Chacune d’entre elles représente des heures de travail.


Philippe Martin, est écologue, illustrateur et photographe naturaliste du Midi de la France. Il est né le 22 septembre 1954 à Constance, qui est une ville d’Allemagne, située dans le sud du Land de Bade-Wurtemberg.

Il est également l’inventeur de l’image 3D, qui signait la grande exposition du Sénat cet hiver, prépare son futur livre. À peine de retour de Madagascar, l’expert s’est enfermé dans son laboratoire pour traiter les quelques 100 000 photos ramenées de son voyage.

“Hyper Nature Tropical”, son futur ouvrage qui promet de donner des hyper frissons, ne devrait sortir qu’en octobre prochain.
Loin de cacher son concept, l’artiste n’hésite jamais, à partager son savoir et sa technique.

Il est également l’auteur de nombreux ouvrages, dont “Hyper nature” (2011) aux Éditions Biotope, et le guide de référence “La nature méditerranéenne en France” (1997) aux Éditions Delachaux et Niestlé.

Il expérimente et développe le procédé Hyper focus depuis 2008, pratique la macrophotographie depuis 44 ans, et explore les forêts pluvieuses tropicales depuis près de 30 ans.


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Marie Meulien

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Le sec et la sève

La sève circule dans les veines du sec
Depuis des temps immémoriaux.
Noire, sève tue, l’encre aspire à la clarté.
Potentiel d’un regard “premier“.

Une part d’éternité est en chacun de nous.
Les arbres nous y relient.
Ils sont notre abri, notre trace, notre mystère.
Toujours, ils nous ont précédés. Toujours, ils nous dépassent.
Ils portent l’homme vers la lumière, et s’il y consent, vers sa clarté.
Pour peu qu’on les laisse en paix,
Ils savent créer sans apprentissage :
Du vert avec de l’ombre,
Des cathédrales et des opéras avec des palmes en lambeaux,
De la sève avec du sec.


Ma passion pour l’écrit et le livre m’a conduite vers la belle édition publicitaire. Dans ce métier, j’ai beaucoup côtoyé la photographie professionnelle, sans la pratiquer. C’est au fil du temps que mon travail poétique, conjugué à mon expérience sensible de la relation texte-image, m’amène à la photographie comme prolongement naturel de l’acte d’écrire.

En 2008, lors d’un voyage dans l’océan indien, la découverte de la forêt “primaire“ déclenche en moi un “remuement“ poétique sans précédent. Dans une écoute recueillie, à la confluence de mes visions poétique, humaine et spirituelle du monde, je perçois que La forêt me regarde, que La forêt m’écrit…

De fait, la forêt me tendait des images. Je me devais de les cueillir mais, en ce lieu, la magie des mots n’opérait pas. J’ai pris ce que j’ai alors appelé des “notes poétiques photographiques“. J’y suis revenue en 2010 pour approfondir. Ainsi est née la série “Le sec et la sève”, dans une relation pacifique, réciproque, heureuse avec la forêt.

Mon travail s’ancre dans une réflexion sur la condition humaine, entre autres la sur-utilisation de l’image et la confusion qui s’ensuit. Ma quête est celle d’une forme épurée, s’enracinant en conscience dans l’essentiel : une relation vraie à soi, à l’autre, au monde ; sans préjugé de technicité ou esthétique.

Le sec et la sève s’écrit par séquences où photographies et courts poèmes se déploient dans un même souffle, sans jamais s’illustrer l’un l’autre.

Née en 1952 à Tournus.
Vit et travaille dans la Drôme.
Mode d’expression initial : l’écrit, poèmes et formes courtes.
Spécialisée en conception d’édition.
Après avoir exercé pendant trente ans dans les arts et industries graphiques, voyage et se consacre à sa création personnelle.

Depuis 2008, la photographie accompagne son écriture.
2013 : exposition festival Présences photographie.
2014 : workshop Sophie Hatier, restitution galerie Angle art contemporain, France.
2014 : exposition festival Les nuits photographiques de Pierrevert.
2014 : stage avec Bernard Descamps De l’idée à l’image.


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Mylène Zizzo

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Effacés du monde – Burkina-Faso

SAWADOGO Tene a 12 ans. Elle a contracté un Noma lorsqu’ elle avait 2 ans. Heureusement, grâce à une prise en charge rapide et des opérations de réparation chirurgicale, elle n’ aura que peu de séquelles physiques. Les conséquences psychologiques elles resteront et ne seront pas forcément visibles. 6 Décembre 2013. Centre de lutte contre le Noma. Ouagadougou, Burkina Faso.


Après des études en langues étrangères et en ethnologie, je décide de voyager et de découvrir de nouvelles cultures. La photographie devient alors le médium pour partager mes histoires et marquer au fer rouge des émotions et, quelques fois, les sublimer. La peinture et le dessin alimentent aussi mon expérience.

J’entreprends des formations en photo journalisme (London College of Art-Londres, EMI-CFD-Paris) qui me confirment que la photographie sera mon outil de prédilection.

Mes sujets personnels portent sur des causes sanitaires ou sociales et sont la cause de grandes souffrances. Ils sont passés sous silence par la plupart des médias. Il m’est alors nécessaire de produire une photographie souvent épurée et frontale, qui dirige l’attention vers ce qui me semble fondamental. Mes choix esthétiques renforcent mon propos et rendent possible une confrontation entre le lecteur et les réalités dont je témoigne.

Cette série de portraits issus de mon travail “Effacés du monde” a été sélectionnée “Coup de cœur“ de “la bourse du talent 58 PORTRAIT 2014”, exposée à la Bibliothèque Nationale de France, ainsi qu’à la Maison de la Photographie de Lille en fin d’année 2014.
Ce projet est aussi parmi les 24 finalistes du Prix Manuel Rivera Ortiz – 2014.
Exposé dans le cadre du OFF des Rencontres Internationales de la photographie en Arles du 5 au 23 juillet 2014 dans plusieurs festivals durant l’année 2014 :
Les Nuits Photographiques de Pierrevert” juillet 2014
Photosoc : à Sarcelles octobre 2014, projeté lors du “Angkor Photo festival”, Cambodge, décembre 2014.
Choisi par Raymond Depardon, il a été publié dans le magazine “Réponses Photo” n°263- section nouveaux regards.
Il a aussi été retenu “coup de cœur” par l’ANI (association nationale des iconographes), dans le cadre du festival ”Visa pour l’image” 2013, et parmi les 15 finalistes pour le Prix PIXPALACE.

EXPOSITIONS
2014 “Effacés du monde” lauréate “sophot.com
“FAIT & CAUSE”, galerie Paris
“Effacés du monde-Burkina Faso” OFF des Rencontres Internationales de la photographie en Arles
“Effacés du monde-Burkina Faso” aux “Nuits Photographiques de Pierrevert
2013 “Effacés du monde – Ethiopie” VOIES OFF Arles-
2012 “Portraits” capturés dans des cafés marseillais -VOIES OFF Arles
2011 “Regarde encore”une série sur les savonniers de Marseille -VOIES OFF Arles
2010 “Le triangle de la mort italien”-VOIES OFF Arles
2009 Exposition Les Maux de visu reportage dans un dispensaire au Mali -VOIES OFF
2007 Les Maux de visu – Phot’Aix


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Vanessa Andrieux

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Les sports de glisse

découverte d’une alliance entre un coté artistique et sportif tout en restant dans un univers fascinant par sa beauté et ses 1000 facettes, la montagne.
Faire ressortir une atmosphère, un sentiment, une sensibilité en même temps que la performance sportive est un très grand challenge et ce qui fait vibrer l’artiste.
La recherche de ce petit truc fera toute la différence, fera basculer une photo de sport banale vers un univers artistique.


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Hubert Taillard

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Sténopé

Prendre la “pause”, la capture de la matière et de la lumière non maîtrisée et aléatoire, imprime une douceur impressionniste naturelle.
Qui du sujet ou du photographe grave l’empreinte du mouvement ?


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Lettres de femmes

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Court métrage d'animation en stop-motion

Sur le front de la Grande Guerre, l’infirmier Simon répare chaque jour les gueules cassées des poilus avec des lettres d’amour, des mots de femme qui ont le pouvoir de guérir les blessures de ces soldats de papier. Simon, lui, semble à l’épreuve des trous, infroissable, indéchirable dans sa blouse blanche. Son secret, c’est sa marraine de guerre, qui occupe toutes ses pensées dès qu’il a un moment pour souffler. La savoir à l’abri quelque part à l’arrière lui donne l’énergie nécessaire pour affronter quotidiennement l’horreur et la mort. Mais lorsque la mort frappe là où on ne l’attend pas, des mots couchés sur le papier peuvent-ils encore effacer les douleurs ?


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Hommage à Charles Kievitch

Charles Kievitch

Charles Kievitch, homme
discret, presque secret,
était paradoxalement un
artiste de caractère…

… Ses photographies, contemporaines et marquées de sa patte, se jouant des genres, interrogeant le statut de l’image et figeant des moments incontournables, étaient à l’image de sa forte personnalité.
Charles Kievitch découvre la photographie alors qu’il a une vingtaine d’années. Les accélérations de vie de ce jeune homme travailleur le contraignent à abandonner cette passion jusqu’à la retraite. Major de l’école Boulle en 1939, Charles Kietvitch étudiant talentueux, obtient avec sa formation et son diplôme de tapissier décorateur un savoir faire à la hauteur de la réputation de cette école. La guerre et les modes de vie bouleversés le conduisent à abandonner cette vocation artistique. Rapidement il se dirige vers le métier de commercial. En 1982, âgé de 60 ans, il quitte Paris pour s’installer à Villard-de-Lans dont il est tombé amoureux.


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Les photographes sélectionnés sur le thème de "La Ligne"

Jean-Pierre Andrieux
Fabrice Badaracco
Atelier Photo Sassenage
Roseline Bigi
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Sandra Chenu-Godefroy
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